Le Débriefing — Manche 11/14
Trois victoires en trois rallyes : Sami Pajari n’est plus une révélation, c’est un candidat au titre. Derrière lui, une hécatombe de crevaisons a redistribué les cartes et laissé plusieurs favoris au bord de la route. Qui a marqué des points, qui a simplement assuré, qui est passé à côté : notre débriefing de la onzième manche du championnat.
▲ Les plus
Sami Pajari
La passe de trois. Après l’Estonie et la Finlande, le Finlandais s’impose au Paraguay sur un terrain qui n’avait rien de commun avec les deux précédents — et c’est précisément ce qui donne du poids à la série. Il est l’homme fort de cette fin de saison, et le dernier concurrent capable d’aller chercher Elfyn Evans.
Qui l’aurait parié après sa sortie du Monte-Carlo et une saison 2025 en demi-teinte ?
Adrien Fourmaux
L’homme de ce rallye, sans discussion. Il avait tout pour le gagner et il a été rattrapé, comme tant d’autres, par la malédiction des crevaisons — on y revient plus bas. Il monte tout de même sur le podium et repart avec la conviction que la première victoire n’est plus qu’une question de temps.
Hayden Paddon
On en parle peu. Les circonstances l’ont servi, c’est entendu, mais le Néo-Zélandais est une fois de plus sur le podium. Il n’est pas le plus rapide du plateau : il est fiable, il ramène la voiture et il marque des points. Mission remplie, et deuxième place à la clé.
Lancia
Un titre constructeurs WRC2 décroché dans l’anonymat le plus total. Pour une marque qui revient en rallye après des décennies d’absence, décrocher une couronne mondiale mériterait un peu plus de bruit que ça.
● NEUTRE
Elfyn Evans
Encore une fois dans cette catégorie. Il ne fait pas un mauvais rallye, il termine quatrième, mais il se fait croquer par Adrien Fourmaux. Il pense au titre, il roule pour le titre — peut-être un peu trop.
Oliver Solberg
Comme en Finlande, il assure un résultat et il marque des points. Mais ce n’est plus le Solberg flamboyant du début de saison, celui des éclats et des erreurs. Depuis quelques rallyes, c’est un pilote terne. Rien de mauvais, mais la comparaison avec Pajari devient lourde à porter. La dynamique a changé, et ça se voit.
▼ Les moins
Hankook
On ne compte plus les crevaisons de la première journée. Ce n’est pas un accident de parcours, c’est une récurrence de la saison. Trop de crevaisons, et ce paramètre finit par peser sur le déroulement des rallyes — donc sur le championnat lui-même.
Sébastien Ogier l’a dit sans détour : ce n’est pas acceptable. Difficile de lui donner tort.
Takamoto Katsuta
Un virage ou deux de trop le vendredi, une sortie. Puis un gros crash le dimanche. Ça commence à faire beaucoup : il cumule les erreurs depuis plusieurs rallyes. Il est loin de son niveau de début de saison, et le plus inquiétant, c’est qu’on ne le voit pas remonter la pente.
Jon Armstrong
Il a le potentiel et la vitesse pour devenir le leader de M-Sport. Mais voilà : des sorties, des erreurs, et trop des deux cette saison. Le talent ne fait pas tout quand on ne voit pas l’arrivée.
Trois rallyes et trois victoires : Pajari a transformé une seconde saison en Rally1 en course au titre, pendant qu’Evans compte les points qu’il ne perd pas.
| 3/3victoires Pajari | 20pts Evans-Pajari | 173pts Toyota-Hyundai |
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