Humeur

Attilio Bettega, Henri Toivonen, Sergio Cresto…

Voici trois destins tragiques, qui ont marqué l’Histoire des rallyes à jamais. Attilio, Henri, Sergio ont beaucoup en commun. Ils courraient pour la même marque Lancia. Ils sont tous les trois décédés un 2 mai. Ils sont tous les trois décédés lors du Tour de Corse. Ils avaient tous les trois le numéro quatre collé sur leurs portières. En mémoire de nos compagnons, ce numéro ne fut pas attribué au Tour de Corse jusque 1996.  

Ils ont tous les trois été victime de leur époque. La folie des grandeurs, l’insouciance voir l’inconscience étaient presque devenue une norme. A l’époque on voyait tout dans la démesure. Les rallyes étaient toujours plus long (pratiquement trois fois plus qu’aujourd’hui), les voitures toujours plus puissantes (multipliée par deux par rapport à la décennie précédente). Par contre la sécurité n’avait pas augmenté par rapport à leurs prédécesseures.

Attilio et Henri étaient deux jeunes pilotes talentueux. Avec trois victoires pour Henri et deux podiums pour Attilio, leurs palmarès en championnat du monde n’est pas forcément éloquent. Mais ils auraient mérité beaucoup mieux. Ils ont aussi en commun d’avoir une famille impliquée dans le monde des sports mécaniques. Pauli, papa d’Henri, remporta le Monte-Carlo dans les années 60 tandis que son frère Harri courra dans les courses d’endurance. Du côté d’Attilio, c’est son fils qui a repris le flambeau pendant un temps. Il remporta la coupe Fiesta en WRC en 2006. Cela lui ouvrit les portes du JWRC ainsi qu’un rallye en WRC. Il choisit le tour de Corse en hommage à son père. Malheureusement il n’a jamais réussi à percer au plus haut niveau.

Sergio est le seul des trois a occuper le baquet de droite. Né à New York d’un père Italien et d’une mère Allemande, il est le seul Américain a avoir remporté un rallye mondial. Il vivait sur les hauteurs de Sanremo avant sa disparition.

Vous l’avez compris, le 2 mai n’est pas un jour facile pour notre passion. Si la sécurité a énormément évolué depuis, les sports mécaniques resteront toujours dangereux. 

Attilio, Henri, Sergio, nous espèrons que vous reposez en paix

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